Le carrefour des crises climatique, économique, sociale,
environnementale, alimentaire, marque la faillite d’un système basé sur l’appropriation frénétique de richesses, l'accroissement des inégalités et le pillage des ressources naturelles. Il appelle à
un dépassement radical et une réponse globale que seule l'écologie politique est en mesure de proposer : les mesures de replâtrage ne suffisent plus
C’est désormais l’impératif écologique et social qui doit guider nos choix politiques. Une économie de l’intelligence, créatrice de richesse partagée, doit remplacer l’économie de la rente, du productivisme et de la surconsommation. Il s’agit de proposer des solutions concrètes de décroissance de notre empreinte écologique. La régulation au service de tous doit remplacer le laisser-faire au profit de quelques-uns.
Il est urgent de se rassembler pour y concourir. Ni demain, ni peut-être. Maintenant et résolument ! Notre responsabilité individuelle et collective est engagée.
Notre région ne doit pas rater les grands rendez-vous de l'avenir. Nous rêvons d’un nouveau contrat social et écologique à la hauteur des défis du 21ème siècle. Et nous ne manquons pas d'atouts pour y parvenir : la Basse-Normandie est riche de la diversité de ses territoires et des savoirs-faire de ses habitants, du littoral au bocage, de nos quartiers à nos campagnes.
Ce potentiel ne peut pas être sacrifié aux décisions de court terme, aux stratégies industrielles dépassées, à l'imprévoyance aveugle, dont les plus fragiles finissent toujours par payer la facture.
Face au modèle industriel et agricole dominant, qui repose sur l'hyperconsommation d'énergies fossiles, d'engrais, de pesticides et autres polluants chimiques, il s’agit de promouvoir une agriculture paysanne, biologique et une pêche responsable qui se détourne de l’industrialisation.
A l’heure du sommet de Copenhague, celui de la dernière chance pour limiter les effets du changement climatique, face à la mono-industrie nucléaire du Nord-Cotentin qui empêche le développement de l’économie locale et à l'ineptie écologique et économique de l’EPR et des lignes THT, notre région doit tendre à l’autonomie énergétique, en favorisant les économies d’énergies et en développant les énergies renouvelables.
Notre région est frappée de plein fouet par les conséquences de la mondialisation libérale et la crise économique : licenciements, disparition des services publics, inégalités croissantes…
Nous proposons d’engager une véritable transformation écologique de l’économie : création d’emplois durables et non délocalisables, développement de l’économie sociale et solidaire, soutien à l’économie locale, aux circuits courts, préservation et nouveaux services publics plus adaptés et accessibles à la population… Il s’agit de préparer cette transition avec les salariés, notamment ceux confrontés à la nécessaire conversion de l’industrie automobile. Les milliers d’emplois créés apporteront la démonstration que ceux qui opposent écologie et emploi se trompent.
Nous voulons faire de la Basse-Normandie une terre d'accueil ouverte sur le monde, une terre de solidarité internationale. Le rééquilibrage des rapports Nord-Sud est une nécessité.
Notre projet met avant tout l’humain, dans son environnement, au cœur de nos considérations. La protection de la planète, des biens communs tels que la biodiversité, l'air et l'eau, la protection sociale et le partage des richesses seront les fondements d’un nouvel art de vivre ensemble.
Les responsabilités de la collectivité régionale sont importantes : développement économique, aménagement des territoires, formation, transports collectifs, environnement, action culturelle…Elles peuvent faire de la Région un acteur majeur de cette mutation, avec la participation des citoyens.
Un projet de transformation écologique et sociale
La campagne d'Europe Écologie, lors du scrutin européen, a montré la créativité des acteurs de l'écologie concrète, lorsqu’ils se rassemblent, dans le respect de leur diversité.
Écologistes politiques ou associatifs, syndicalistes, paysans, entrepreneurs, artisans de la transformation au quotidien, citoyens autonomes, solidaires et responsables, parents et grands parents soucieux de la planète qu'ils laisseront à leurs enfants...
Nous souhaitons faire le choix de l'imagination, de la complémentarité et de la confiance mutuelle pour mettre l'écologie au cœur de l'action publique régionale pour la prochaine mandature.
Nous organiserons dans les prochaines semaines des Ateliers Participatifs du Projet Basse Normandie écologique et réunirons, en novembre prochain, une Convention qui adoptera notre projet de transformation écologique et sociale pour 2010.
Notre responsabilité est grande. Avec vous, soyons, ensemble, à la hauteur des enjeux !
Un Centre de bien être rue des Sources ? Dans une pétition qui circule actuellement, les
riverains se disent «très surpris par cette décision». «Situé dans une zone verte, il va défigurer les abords du canal et du quartier». Ils s’interrogent aussi «sur la manière dont ce bâtiment à
vocation commerciale évidente va s’inscrire dans un environnement que le Maire a par ailleurs prévu d’aménager en zone de promenade. Sa construction constituera une rupture dans un paysage
jusque-là préservé. De plus, ce terrain est inondable et a été inondé lors des derniers orages de Juillet 2009». Dans leur document, les pétitionnaires rappellent au Maire son engagement de
campagne vis-à-vis de la qualité de vie et de l’environnement. En effet, comment concilier un tel centre, dans une zone verte ? Qui risque aussi de décimer la faune et la flore, riche au bord du
canal, et densifier la circulation et donc les émissions de CO2 ... En conseil municipal du 16 Novembre, le Maire confirmait le projet, précisant qu’il était conforme au Plan Local d’Urbanisme. Les
habitants sont consternés. D’autant que la propriétaire de ce futur centre est une conseillère municipale de la Majorité, N. Masdan. Une décision qui risque fort de soulever un mouvement de
résistance : des riverains ont déjà tenté un recours auprès du Tribunal administratif.
Cette campagne s’appelle «Boycott, Désinvestissement, Sanctions». Initiée en 2005 par
l’ensemble des associations palestiniennes représentatives, elle a pour but de multiplier les pressions politiques, les sanctions économiques et diplomatiques contre la politique du Gouvernement
israélien, qui ne respecte pas les droits des Palestiniens. «BDS» engage les municipalités qui l’adopte à ne pas acheter de produits fabriqués en Israël, tant que la paix et la justice ne seront
pas respectées. La Gauche (des Verts au NPA, en passant par le PC, le MRC et le PS) a présenté un voeu pour que notre ville adhère à cette campagne : le Maire et sa majorité ont exprimé des
réserves, et ont annoncé qu’ils ne participeraient pas au vote. Résultat, 5 votes pour, et ce voeu est adopté ! Grâce à la Gauche, Hérouville peut se targuer d’être une ville solidaire des
souffrances du peuple palestinien.
Le résultat des élections européennes à Hérouville a eu au moins une vertu : depuis,
le maire a découvert l’écologie. Pas un jour sans « com » sur le sujet. Ou ce qu’il pense être le sujet.
Les habitants de plusieurs immeubles de la Haute Folie ou de la rue Roger Poulain
(Montmorency) ont de l’eau brunâtre à leur robinet depuis plusieurs mois ! Selon les investigations faites, il s’agirait du mauvais état des tuyauteries qu’il faudrait remplacer. Il n’est pas
admissible de laisser durer de telles nuisances dans l’habitat collectif et de contraindre ainsi les habitants à se tourner vers des eaux en bouteille au prix exorbitant. Raphaël Yem se saisit du
dossier, et pousse la Ville à réfléchir à l’installation de filtres dans les immeubles à problèmes, tout en faisant pression sur les bailleurs afin qu’ils s’engagent à faire les réparations
nécessaires : «Des négociations longues et pénibles» dit L. Mata, 1er adjoint ; «Peu importe, les habitants ont le droit légitime à une eau claire et potable» répond Raphaël Yem, élu Vert. En
Conseil Municipal du 16 Novembre, ce dernier obtient le dédommagement des familles ayant subies ce préjudice (remboursement des bouteilles d’eau sur la période de nuisances).
Chacun a pu mesurer, en recevant son avis d’imposition, que l’augmentation des impôts
locaux se poursuit. C’est le cas de ceux de l’agglomération notamment, tandis que ceux de la commune se maintiennent. Toutefois, l’agglomération a pris en charge les frais des principaux
équipements hérouvillais : piscine, bibliothèque, Café des Images qui ont tous été transférés. Le maintien du taux Hérouvillais masque donc une augmentation réelle puisque ces fortes économies ne
sont pas répercutées. A ces remarques, que nous faisions dans Ouest-France, le maire a cru bon de répondre qu’avec ces équipements, Hérouville avait aussi perdu la taxe professionnelle
correspondante ... Or les équipements municipaux cités – comme tous les équipements municipaux- n’acquittaient évidemment pas de taxe professionnelle !! Sans doute R.Thomas voulait-il faire
allusion à CITIS qu’il a également -bien imprudemment- transféré.